222 E S S A t GESEU Lgueur , aux objets que l’infanterie devra rem-plir à son arrivée, à l’espèce d’hommes de celteinfanterie , au poids dont ils sont chargés , àla profoudeur de la colonne. On voit par-làcombien il est nécessaire que les officiers supé-rieurs soient habitués à conduire des colonuesd’infanterie, marchant eux-mêmes à pied àleur tète, et réglant la vitesse de la marche.Celte habitude peut seule leur apprendre com-bien de temps une troupe doit employer àfaire tant ou tant de chemin, dans tel ou telpays, avec telle ou telle vitesse. On manque ungrand nombre d’opérations à la guerre, parcequ’on n’a pas su combiner avec précision letemps, les distances, ou la nature des che-mins.
Ces marches répétées fréquemment danstonies sortes de chemins, en tout temps , eten toute saison’ les soldats étant chargés detout ce qu’ils doivent porter en campagne,seroient un des exercices les plus utiles pourles troupes ; il en coûteroit un peu plus dechaussure et d’habillement, la tenue en seroitmoins brillante et moins recherchée; mais nousaurions des armées que les fatigues de là guerren’élonneroient et ne détruiroient pas. Enfinje citerai sur cela l’exemple des Romains ; cartoutes les fois qu’il sera question d’une milice