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Tome premier.
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22 6 ESSAI G E N F , R A Iicalibre (le l’arme vers le but qu’on se proposede frapper.

La ligne de tir et la ligne de mire ne sontpoint parallèles , et elles forment entre elles ,au-delà de la bouche du canon , un angle plusou moins sensible, suivant l’épaisseur que lecanon a à sa culasse et à son extrémité opposée.C’est le long de la ligne de mire que l’oeilcherche sa visée, et par conséquent à l’exté-rieur et au sommet du cylindre de l’arme ;au lieu que c’est de l’intérieur et le long dela ligne de tir que le mobile est chassé :donc la ligne (le tir et la ligne de [mire sontsécantes entr’ellcs. Examinons maintenant àquel point elles le sont, et quelle est la direc-tion de la trajectoire.

A la sortie du cylindre le boulet ou la balledécrit une courbe. C’est une loi que l’attrait dela pesanteur impose à tous les corps jetésobliquement. Celte ligne courbe, que décritle mobile , coupe d’abord , et à peu de distancede la bouche du canon , la ligne de mire , passeensuite au-dessus d’elle ; dc-là, toujours ramenévers la terre par la gravitation, à laquelle cemobile est nécessité , elle se rapproche de cetteligne, la recoupe une seconde lois , et achèvede décrire sa parabole jusqu’à la lin de sa chute.C’est ce second point d’intersection qu’ou