n E TACTIQUE. , 2?
appelle la portée de l’arme de but en blanc ,et qui est plus ou moins éloigné de l’extrémitédu cylindre, à proportion de l’ouverture del’angle que forment enlr’elles la ligne de mireet la ligne de tir , ainsi qu’en raison de la forcequi chasse le mobile, du volume de ce mobile,de sa densité , de celle du milieu qu’il traverse,et de longueur du calibre, proportionnée avecson diamètre.
Ce que j’ai dit ci-dessus est certain et com-mun à toutes les armes à feu ; mais ce qui,malheureusement, fait problème encore (soitqu’on n’ait pas fait à cet égard des expériencesassez exactes, soit qu’une infinité de raisonsétrangères relatives aux. effets de la poudre,à l’action de l’air, à la qualité des mobiles,et à celle des moyens qui les chassent, lesrendent extrêmement difficiles et incertaines )c’est la longueur des courbes que ces mobilespeuvent décrire, c’est la détermination exactede la vitesse avec laquelle ils les parcourent,et de leur déclinaison successive vers la terre.
Au milieu de ces incertitudes que des dé-couvertes et des expériences plus heureusesrectifieront peut-être un jour, il existe cepen-dant quelques vérités approximatives que jevais rassembler, et qui doivent faire la basede la théorie des exercices à feu de fin-'fanterie.