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environ , la balle s’élèvera au - dessus de laligne de mire. C’est-là ce qui fait dire vulgai-rement que le coup relève. Dans le fait cepen-dant la balle ne relève point, elle suit, dès lemoment de sa sortie du canon, une directionrectiligne, ou , pour parler plus juste , unedirection courbée toujours de plus en plus parla loi de la pesanteur. Pour s’en convaincre,supposons le canon du fusil épais de quatrelignes à sa culasse, d’une ligne à sa bouclxe,qu’il ait quatre pieds de long , et que le calibresoit de six lignes ; les ligues de tir et de mireétant, par leur direction , sécantes enlr’elles,elles se rencontrent à cinq pieds quatre poucesau-delà de la bouche du fusil, et elles y formenttin angle de iy minutes et demie. Là , la balle,suivant toujours sa direction , monte au-dessusde la ligne de mire , formant avec elle un angleégal et opposé au précédent, et continue, parune suite de cette divergence , à s’élever au-dessus d’elle, jusqu’à la hauteur d’environ unpied et demi ou deux pieds, qui est le pointde sa plus grande élévation.
Il suit dé-là, que pour qu’une balle de fusilatteigne au but que l’on veut frapper, il nefaut pas toujours précisément prendre sa viséevers ce but, et qu’il faut mirer au-dessus ouau-dessous de lui, suivant que ce but est plus