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Tome premier.
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228
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22 8 ESSAI GENERAL

Soit supposé un fusil (le munition , tel queceux dont nos troupes sont armées , chargéd’une balle de calibre avec la quantité depoudre accoutumée. Il est à-peu-près constantque la balle, suivant sa trajectoire, se trouveraà 60 toises environ , à un pied et demi ou deuxd’élévation au-dessus de la ligne de mire ; quece sera-là le point où elle sera le plus élevéeau-dessus de cette ligne ; et qu’ensuite conti-nuant de décrire sa parabole, et ramenée versla ligne de mire , par l’attrait de sa pesanteur ,elle recoupera cette ligne environ à cent oucent-vingt toises , et achèvera de parcourir satrajectoire jusqu’à ce qu’elle rencontre la terreou quelque autre obstacle qui diminue ouanéantisse la force qui la fait mouvoir (i).

Je dis que jusqu’à la distance de 60 toises

(i) Ce que je dis ici est le résultat des e’preuves quiont été faites dans nos écoles d’artillerie ; mais on enpourrait faire de beaucoup plus précises : celle , parexemple , qui détermineroit la vitesse initiale du mobileau moyen d’un pendule suspendu à différentes distan-ces , dans lequel on tireroit successivement plusieursballes , afin de juger par la force et la durée de la vi-bration que chacun de ces coups communiqueroit aupendule, avec quelle vitesse la balle parcourt sa tra-jectoire , et par conséquent quelle est la nature de cettecourbe.