DE T A C T I Q C E. 231
suivant l’éloigneineut du but qu’ils veulentfrapper.
Concluons que le feu de mousqueterie destroupes peut être soumis à une théorie, cepen-dant , bien loin de l’étre, il s’exécute au hasardet machinalement. C’est qu’il n’y a peut-êtrepas dix officiers d’infanterie qui commissentla construction du fusil, et qui aient réfléchisur le jet des mobiles qu’il peut lancer. Aussine donhe-t-on au soldat aucun principe surla manière d’ajuster ; il lire comme il veut,quelles {[uc soient la distance et la situationdes objets. C’est particulièrement aux exercicesde cible , déjà beaucoup trop rares , que celteignorance et ce défaut de principes sont biensensibles. J’aurai occasion d’y revenir loul-à-l’heure.
A l’égard de la portée du fusil, toutes lesexpériences qu’on a faites pour en constaterla longueur, n’ont rien déterminé de précis.On a vu souvent dans ces expériences deuxballes tirées par deux fusils de mémo calibre ,sous le même angle de projection et avec descharges égales , porter à des distances inégales,soit en raison de la densité plus (tu moinsgrande de l’air , soit aussi par rapport à laqualité de la poudre, à son degré de siccité,à sa disposition dans le cylindre, à la prompti-tude de sa dilatation , etc.