234 ESSAI general
ropc, cependant, séduites par la beauté desexercices à feu Prussiens , par la célérité deleur chargement, par l’ensemble et la corres-pondance de leurs décharges, ont cherché àles imiter. Nos régimens Allemands , dont lapolitique est d’introduire chez nous les prati-ques étrangères et de les abandonner aussi-lotque nous les avons adoptées, pour se donnerle mérite de quelqu’autrc invention nouvelle ry ont introduit la manie de ces exercices à feu,et bien-tôt il n’a été question dans nos écolesque de vitesse du chargement. On s’occupe decette célérité aux dépens de la manière d’ajus-ter, on n’a aucune idée de la véritable théoriedes tirs : on donne pour principe, des lieuxcommuns, vuides de sens et réflexions. Tirez-dit-on aux soldats, comme si le bruit tuoit:ajustez au milieu du corps, comme si ce prin-cipe pou voit être général, quelles que soient lesdistances et la situation des objets ; comme sil’on ne devoit pas chercher sa visée plus oumoins haut, relativement à ces différences dedistance et de situation , et à la courbe que lemobile décrit, sijestez bas , dit-on d’autresfois, le coup relèvera toujours assez , commesi les balles pouvoient s’éle ver au-dessus de laligne de tir, comme s’il n’y avoit pas nue loide tendance cl de pesanteur qui assujetil tous