ESSAI GENERAL
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culièrement propre aux postes d’infanterie re-tranchés , lorsqu’ils sont harcelés et qu’ils veu-lent ménager leurs munitions. Aussi toutetroupe détachée de son bataillon doit-elle êtresur le champ partagée par l’officier qui la com-mande , en deux, trois ou quatre divisions ,suivant sa force.
Le feu par un ou par plusieurs rangs est., jecrois, le seul propre contre la cavalerie et pourla défense d’un abattis , ou d’un poste que l’en-nemi altaqucroit décidément et la bayonnetteau bout du fusil, parce que c’est le seul quidonne, si je peux m’exprimer ainsi, une massede feux capable d’arrêter et de renverser degrands efforts ; mais il faut, comme je le dis ,ne l’employer que quand l’ennemi est ébranlépour u ne attaque de vive force, et ménager laconduite de ce feu, de manière que les deuxderniers rangs fassent leur dernière déchargequand il est à vingt-cinq pas, et que le premierrang réserve la sienne pour la faire à bout tou-chant. Je proposerai ailleurs les moyens qu’ilfaut ajouter au feu pour mettre l’infanterie àl’abri d’être vaincue par la cavalerie ; car sicette dernière parvenant à joindre à un bonordre la plus grande impétuosité et vélocité démouvemens possibles , l’infanterie ne fait pasde son côté des changemens dans son système