DE TACTIQUE, 297logeant et se flanquant mutuellement par leursfeux , il n’y a pas de plaine que je n’osassetraverser devant une cavalerie quelque nom-breuse qu’elle fût. Elle confirme ce que j’aidéjà avancé , que les bataillons, soit en co-lonne , soit en bataille, doivent être considérésrelativcmcntàl’action de mousqueterie, commedes pièces de fortifications vivantes, et qu’enconséquence toute l’intelligence de leur ordredéfensif consiste à savoir , par des mouvemenssimples et rapides, les disposer de manière àaugmenter et assurer l’effet de leur feu.
Continuons à examiner les circonstancesdans lesquelles il est nécessaire qu’une troupemanœuvre en colonne ; ce sera 2°. lorsque ,dans les dispositions préparatoires qui con-duisent à la formation d’un ordre de bataille,il faudra se porter sur le terrein du déploye-ment, refuser ou renforcer telle ou telle partie,menacer l’ennemi sur un point, pourl’attaquersur un autre.
Ce sera , 3 °. lorsque , l’ordre de batailleétant pris , il faudra porter des troupes d’unpoint ou d’une aile à l’autre, et faire quelque-lois des cbangemens considéi'ables dans leditordre. Dans la tactique qu’avoient, il y a trente; ms, toutes les troupes de l’Europe , et qu’unepartie de ces troupes a encore aujourd’hui »