DE TACTIQUE, 299
(les armées, celte grande révolution que doitopérer la tactique moderne.
Dans tentes les circonstances de manoeuvre ,indiquées ci-dessus , mes colonnes seront for-mées par division , et de tel nombre de batail-lons qu’on jugera à propos ; j’observerai cepen-dant à l’égard de ce nombre, qu’il y a uneproportion qu’il faut suivre, car les colonnes,trop multipliées et trop foibles , pourraientmettre dans l’embarras pour les débouchés,et jeter trop de complication dans les mou-Vemens : trop fortes , elles deviendraientmoins maniables , et plus lentes à se mettreen bataille.
Toutes les fois que les colonnes de ma-nœuvre seront en mouvement, elles marche-ront au pas doublé, et quelquefois même aupas de course. Si elles marchent dans l’inten-tion de se mettre en bataille de front, c’est-à-dire , sur l’alignement d’une des divisions quiles composent, elles 11e laisseront qu’un pasde distance entre ces divisions pour être plu-tôt déployées. Si elles marchent par le liane ,et dans le projet de se mettre en bataille surla parallèle qu’elles longent, les divisions quiles composent observeront entr’elles des dis-tances égales à leur front, afin qu’en arrivantsur son terreiu , la colonne étant prolongée