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Tome premier.
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DE TACTIQUE. 3 ? 3

nière est ébranlée, ou en mauvaise contenancede courage ou de disposition ; parce qu’alorsle feu qu’elle a à essuyer est peu redoutable , etque le succès est presque certain. Elle ne doitjamais attaquer l’infanterie , si l’infanterie estconstituée, exercée et préparée à la recevoir,ainsi que je l’ai proposé. Lorsque la cavaleriecharge l’infanterie, ce ne sont ni quelques ca-valiers sauvés par leurs armes défensives, outués parce qu’ils seront découverts, qui décide-ront le succès de la charge ; car si l’escadron nej^ce pas l’infanterie, ce n’est pas à cause descavaliers qu’il a perdus en chemin, c’est à causede la frayeur qui s’empare de ceux qui survi-vent. Enfin quelques cavaliers, tués ou blessésdans une action de guerre, de coups à la poi-trine , ou autres parties du corps, qui seroientcouvertes par des armes défensives, ne peuventcompenser le désavantage qu’il y a à se chargerde cette espèce d’armes; l’embarras de les porterpeut-être inutilement toute une campagne; lafatigue de l’homme; celle du cheval; leséclo-pemens qui en résultent; la mal-adresse et lalenteur auxquelles des escadrons ainsi arméssont sujets: en un mot, la perte d’une actioncausée par celte lenteur, ou cette mal-adresse.

4° Qu’à plus forte raison, il faut que la ca-valerie renonce à CCS armes prétendues défen-