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Tome premier.
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DE TACTIQUE. 3y5

parce qu’elles sont lourdes à porter hors del’action, et embarrassantes à manier pendantle combat ; parce qu’elles exigent qu’on com-batte à Ules ouvertes et presque seul à seul ,afin de pouvoir prendre champ pour les ma-nier , parce qu’au moyen de cela, il ne peutplus y avoir ni ordre, ni manoeuvre, ni una-nimité de choc. Il 11e reste aujourd’hui en Eu-rope , que la cavaleriePolonoise armée de lan-ces , et quoiqu’elle soit composée d’hommesrobustes et braves, et d’excellens chevaux, iln’y a pas de cavalerie moins redoutable.

rj°. Qu’a près un examen réfléchi il paroîtqu’il n’y a pas de meilleure arme pour la 'ca-valerie que des épées tranchantes ; moins onles rendra longues , plus elles seront avanta-geuses et meurtrières. L’arme du brave, l’armede l’homme qui veut joindre son ennemi etl’attaquer avec succès , doit être courte , so-lide, et bien dans sa main. Les deux peuplesdu monde qui, à en juger par leurs armes, dé-voient être les plus braves, les Tliessaliens, et lesFrancs nos ayeux, se servoient dehaches d’armeet d’épéesà deuxIranchans; c’étoient à-la-foisdes armes de taille et de pointe. A côté de ceshaches d’arme, qu’on se rappellel’épée légionaudes Romains, le sabre extrêmement court despremiers Sarrazins. Quand la valeur d’un peu-