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Tome premier.
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384 E S S A I G E N E R A Ldion île cent soixante : certainement la ma-noeuvre (le ces premiers, étant divisée , seraplus rapide, plus légère; ils seront plus ma-niables , plus aisés à enlever (i). Ils auront plusd’aptitude à gagner le liane, ou la croupe derennemi. Le gros escadron n’aura qu’une di-rection , ne pourra remplir qu’un objet ; lesdeux petits en auront deux ; enfin l’escadronde cent soixante, chargé par les deux esca-drons de quatre-vingt , se croiroit toujoursintérieur. Les cavaliers de cetescadron verrontarriver à eux deux troupes, ils ne les com-pteront pas, ils ne compareront pas les fronts ,ils verront chacune d’elles suivre Une directionoffensive, et l’une des deux, si elle est bienconduite , une direction menaçante pour leurliane ; la tète leur tournera , et ils serontbattus. L’opinion du moment fait tout à laguerre.

Autre raison plus puissante encore ; c’estque , lorsque deux escadrons se choquent, sitoutefois ils en viennent jamais à ce prétendu

(i) Ce que j’appelle enlever en terme (le manœu-vre de cavalerie, c’est cette action unanime et impé-tueuse par laquelle on ébranle et l’on détaclie, si jepeux encore m’exprimer ainsi, une troupe du terreinsur lequel elle est formée, pour lui faire exécuter unmouvement.