4 i 4 ESSAI GENERAL
corps , qui doivent s’abattre sur elle tête baissée
et sans considération du nombre.
H faut convenir que la manière dont se pas-sent nos combats de cavalerie, est bien infé-rieure à l’art avec lequel les anciens ont suquelquefois conduire les leurs. Supérieures ouinférieures , nos lignes ne savent, de part etd’autre , que se former et se montrer toutesentières , ne cherchant , ni à tirer parti duterrein, ni à se préparer des manoeuvres etcontre-manœuvres aux pointes des ailes , ni àse renforcer ou s’appuyer , si elles sont infé-rieures , par le secours de l’infanterie. Etantainsi formées, les lignes s’avancent, se char-gent , et le plus souvent ne se joignent pas,l’une des deux se mettant à fuir avant qu’elleait été abordée. Si elle ne fuit pas tout-à-fait,elle se rallie, revient encore faire une chargesans vigueur, et ainsi va le combat toujoursmollement, sans perte et sans succès , jusqu’àce qu’un des deux corps de cavalerie ait perducourage, et qu’il abandonne le terrein.
Un homme habile engageroit, je crois , lecombat bien différemment. Au lieu de se dé-velopper sur une ligne, ou sur deux lignes toutsimplement droites et contiguës, au lieu d’ex-poser ainsi toutes ses forces au hasard d’unpremier choc ; supérieur, il auroil eu avant