DE TACTIQUE. 415
ou en arrière des pointes de ses aîles, des corpsdestinés à envelopper l’ennemi, ou à arriversur l’ennemi pendant le combat; inférieur, iltâcherait d’appuyer ses aîles. Si le ter-rein nelui fournissoit aucune ressource à cet égard,il formeroit ces crochets , ces obliques dont j’aiparlé ; il auroit aux pointes de ses aîles, descorps destinés à parer les mouvemens offensifsde l’ennemi ; il se garderait bien d’avoir uneseconde ligne, parce qu’une seconde ligne pa-rallèle et contiguë, n’ajoute rien à la force dela première , ne peut remédier à ses désastres,et est, pour l’ordinaire, renversée par elle (1) ,ce seraient les troupes de cette seconde ligne,qu’il employeroit en crochets , en obliques,eu réserves placées en arrière et sur le lianede ses aîles ; ce seraient ces corps défensivementoffensifs, commandés par des ofiieiers de tèteet de main , et agissant suivant les circonstancesqui contrecarreraient les manœuvres de l’en-Uemi, et chargeraient l’ennemi victorieux et«n désordre. Entre deux rivaux pareils et deux
(1) On peut voir où tend ceci ; c’est à improuver^otre usage de seconde ligne , soit qu’on la forme enMuraille, on avec des intervalles; car dans le premierCa s, elle est renversée par le désordre de la première,et dans le second, elle ne présente à l’ennemi que des