.416 ESSAI GENERALcorps de cavalerie exercés d’après ces prin-cipes , ce seroit, si le nombre et le couragen’éloient pas sensiblement inégaux , la supé-riorité des manoeuvres, et l’habileté des ofli ciers |commandant les réserves , qui décideroient dela victoire ; mais elle seroit long-temps balan-cée , et elle resteroit enlin à celui qui auroit eule dernier et le plus à propos, de troupes fraî-ches à faire agir.
Cette tactique sera peut-être un jour miseen oeuvre par un général qui voudra allégerson armée , diminuer le grand nombre de lacavalerie, et n’en avoir qu’une quantité rai-sonnablement proportionnée à son infanterie,sans s’embarrasser du nombre supérieur ^d’es-cadrons que l’ennemi pourra lui opposer. Onverra alors combien le génie et la science des
corps morcelés, incapables de rétablir le combat. Degrosses réserves formées de distance en distance , etdans des points bien choisis, seroientbien plus décisi-ves, bien plus menaçantes, bien autrement propres»appuyer la première ligne. Je voudrois cette premièreligne , ainsi que ces réserves, formées toujours, non pré-cisément en muraille, mais avec dix pas entre chaqa e 1escadron , ou avec des intervalles de vingt pas , si nie 5escadrons avoient une troupe d’élite de vingt chevaux»ainsi que je l'ai proposé , ptacée en arrière de leurou de leur intervalle.