DE TACTIQUE. 427
«riença à en voir qu’aprèslui. Alors les arméesdevinrent prodigieusement plus nombreuses etplus chargées d’embarras ; la manière de fairela guerre changea ; on chercha, soit pour pro-filer de cette immensité de troupes , soitpour trouver plus de facilité à la nourrir, àembrasser par les opérations militaires, uneplus grande étendue de pays. Onfitbeauéoupde détachemens, on eut de grosses réserves ,des corps particuliers. De-là, longues et diffi-ciles communications ; magasins emplacés surplusieurs points ; nécessité , au milieu de cemorcclement, d’être éclairés au loin pour avoirle temps de se rassembler, et d’opposer commeaux échecs, mouvement à mouvement et pièceà pièce ; nécessité de couvrir ces longues com-munications et d’inquiéter celles de l’ennemi.Ces objets firent naître l’idée d’avoir des corpsde troupes privalivemenl destinés à les rem-plir. Quelques officiers revenus des guerresde Hongrie , a voient vu les troupes irrégulièresTurques et Hongroises; ils avoient amené quel-ques cavaliers de celte dernière nation. Ce futce qui donna au maréchal de Luxembourg 1 idée de lever en 1692 le premier régimentfi housards qui ait paru en France . Ce régi-rent se nommoit Mortagni. Ensuite le maré-chal de Yillars en fit lever un second , et J’E-