Band 
Tome premier.
Seite
428
JPEG-Download
 

42 8 ■ ESSAI GENERAL

lecteur de Bavière en donna un troisième «auroi ; ainsi dans le siècle précédent, le maré-chal de Brissac , faisant la guerre en Piémont,avoit imaginé les premiers dragons (x). «Te citece qui s’est fait en France , parce qu’alors laFrance combattoit contre l’Europe , et que,malgré ses malheurs dans la guerre de 1700,c’éloient les réglemens et les institutions deson militaire qui donnoient le ton à l’Europe .

À ces housards et dragons se joignit bientôtl’usage des compagnies franches. Louis XIV en enlretenoit un assez grand nombre. C’éloientdes compagnies levées par des officiers Suisses ,et non avoués par les Cantons, qui faisoientcelte sorte de service , et l’on voit dans l’his-toire de ce temps-là que ces compagnies , peut-êlre plus utiles que nos corps de troupes légè-

(i) Les Espagnols furent les premiers qui imitèrent Iles François , et bien-tôt toutes les autres puissances jlevèrent successivement des dragons. Ces dragons dumaréchal de Brissac étoient proprement de l’infante-rie à cheval : ils conservèrent pendant quelque tempsle mousquet et la pique. On leur donnoit de mauvaischevaux, afin que la perle fût moins grande quand ilsseroient obligés de les abandonner. Ils ne portaient mbottes ni éperons, et lorsqu’ils mettaient pied à terrepour combattre , ils atiachoicnt leurs chevaux deux àdeux.