4 3 4 ESSAI GENERALdavantage de sa masse entière ? Que fera l’en-nemi étonné de ce nouveau genre de guerre ?Semorcelera-t-il, se séparera*t-il, aura-t-illà un pion, ici un autre , cherchera -1 - il àdonner de la jalousie, à menacer, à déroberune marche ? L’autre restera serré, uni, tou-jours , s’il se peut, à portée ou à vue de lui,toujours en mesure d’attaquer le gros de sonarmée ou les parties qu’il en aura détachées,toujours en force et à l’abri de la surprise,parce qu’il sera rassemblé et disposé au combat,tandis que son adversaire devra toujours trem-bler , toujours se consumer en fatigues, parcequ’il sera décousu et en prise sur plusieurspoints.
Je développerai ces idées dans la suite avecplus de détail ; j’ose croire qu’elles ne sont paschimériques, et ce qui peut donner confianceen elles, c’est qu’à quelques égards là con-duite et les opinions du roi de Prusse les con-firment. Aucun général n’a jamaissu commelutfaire manoeuvrer des armées aussi nombreuses >et faire avec elles des mouvemens aussi grandset aussi décisifs ; aucun ne morcelé moins sesarmées et n’est moins partisan des réserves etdes corps détachés. Il l’a dit dans ses écrits, dl’a prouvé dans scs campagnes. En quelquesoccasions il s’est écarté de celte maxime, ct
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