DE TACTIQUE. ^prodigieuse subsistassent devant elles plusieursjours, à des armes , qui, tantôt sous des anglesde projection élevés , lancent leurs mobiles àdes portées inouïes, qui, tantôt sous des anglesmoins sensibles, chassent ces mobiles horison-talement, battent de but en blanc des terrassesénormes, les détruisent en peu de jours, enfi-lent des prolongemens , les ricochent, empê-chent l’ennemi de s’y maintenir, et finissentenfin par détruire toutes les places qui ne sontpas délivrées par des secours du dehors, ou parles fautes de ceux qui les assiègent.
Qu’on ne conclue pas de-là que la sciencede l’artillerie soit arrivée au point de perfec-tion où elle peut atteindre. Dimensions despièces , construction des affûts , effets de lapoudre, jet des mobiles, portée de ces mobi-les , presque tout sur ces différens objets, estencore système ou erreur. Il y a peu de prin-cipes dans celte science qui ne soient contestés.Plusieurs points de première importance fontencore problème , et le feront peut-être long-temps. On ignore quels sont les effets de lapoudre , jusqu’à quel point elle agit sur lesmobiles qu’elle chasse, soit relativement à saqualité, à sa quantité, à la manière dont elleest employée , aux impressions que l’air fait*mr elle ; soit relativement au métal, à la Ion -