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On a dit plus haut qu’il fallait profiter des loisirs quelaissent quelquefois les événeniens militaires, pour dres-ser une carte topographique du théâtre de la guerre ,ou du moins de celui de la campagne : rien n’est plusutile, soit pour l’histoire et les progrès de l’art, soitpour la facilité des opérations, si la guerre continue ourecommence sur le même terrain, sur-tout quand la carteest éclaircie par un exposé des faits; et comme il n’existejamais trop de bons modèles dans différens genres, nousallons en faire connaître deux, concernant la campagnede l’armée française sur le Bas-Rhin , en 1761. Ils sontl’ouvrage de M. le marquis de Sancé, depuis maréchalde camp, et qui déploya les plus grands talens dans leservice de l’état-major (1).
Comme il s’agissait de prononcer sur l’usage qu’onferait des matériaux topographiques de la campagne de1761, ce militaire éclairé remit au marquis , depuis ma-réchal de Castries, qui était alors maréchal-des-logis del’armée, la note suivante.
(1) Jean-Baptiste-Hyacinthe-Marie du Tertre, marquis deSancé, né le 3 o mai 1730, cornette dans le régiment de cavaleriede Clermont, prince en 1746, capitaine dans le régiment de dra-gons de Caraman au commencement de 1748 , employé dans l’état-major de l’armée en lySy, aide maréchal-des-logis de l’armée duBas-Rhin , pendant les campagnes de 1758 , 1761 et 1762 ; mestrede camp de dragons en octobre de la même année, pour s’êtredistingué, le 21 septembre, à l’action d’Amœnebourg, sur l’Ohm,où il fut blessé ; syndic ou administrateur de la compagnie desIndes avec le duc de Duras et le marquis de Castries, depuis ma-réchaux de Francè, en Juin 1764, jusqu’en août 1768; brigadierdes armées du roi le premier mars 1780, maréchal de camp l e5 décembrei78i.