DE BATAILLE. l5l
3 e diviser ees vingt bataillons en seconde ligne,sept derrière ma droite, autant derrière ma gau-che , et six derrière le centre, comme on le voitdans la même planche fig. 2 . et la cavalerie surune seule ligne derrière le tout. Cette dispositiondoit plaire à ceux qui sont accoutumés à deuxlignes avec une réserve. Mais je préfère le premierordre par bien des raisons qui se présententd’elles-mêmes à ceux qui examinent les deuxplans avec attention ; je dois observer, quant àmoi, que la première disposition est plus propreà l’attaque, et la seconde plus à la défense ; maisla première sur-tout a deux grands avantages,l’un de faire agir toute l’infanterie ensemble, etnon successivement comme dans la seconde dis-position 5 l’autre d’embrasser l’ennemi par sesflancs , comme on voit sur le plan.
Il est je crois inutile de dire que si l’ennemioppose sa cavalerie, comme il ne manquera pasde le faire à ce corps qui veut le tourner par sagauche , vous devez vous former promptementen colonnes, comme il a été dit en expliquantla planche I. fig. î. ; mais si vous n’avez que del’infanterie devant vous, il n’y a rien à changer.
J’ai déjà démontré , et jusqu’à la satiété , quecette formation si mince de nos armées mo-dernes , et l’usage immodéré du feu, les rendpesantes, inactives , et propres seulement à uneguerre défensive, à un combat hors de portée ,
K 4