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grande consistance personnelle, et mettre dansses réprimandes beaucoup de prudence et decirconspection, car que parole dure envenime-rait le mal au lieu de le guérir. Il est difficile dpsavoir que dire à une multitude furieuse,. animéepeut-être contre son cfief dont elle soupçonne laprobité ou les talens , et qui se trouve exposélui-même à une furie sauvage et sans raison.
Cicéron , en traçant le caractère du parfaitorateur, exige qp’il soit instruit à fond de toutesles sciences. S’il croyait nécessaire d’avoir uneaussi profonde capacité pour dominer et con-duire à son gré les passions d’une assemblée pai-sible et désarmée, dans une situation tranquilleet loin de tout danger, quelle plus profonde sa-gesse ne faut-il pas, quel courage, quelle liabiletépour app.aiser la fureur d’une multitude en armes,ou pour relever son courage abattu après des dé-faites , la ramener à l’ennemi victorieux sans ré-pugnance , et même avec ardeur, lui faire af-fronter les plus giands dangers avec gaîté -, enun mot , lui faire poursuivre les périls et lesfatigues de la guerre avec autant de soin et deplaisir qu’on a coutume de rechercher les délicesd’une cour ou d’une capitale ?
Pour engager les hommes à se précipiter dansun danger évident, il faut bien plus d’art et d’é-loquence que pour leur insinuer une opinion