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mérite. Qu’il soit tel que vous le supposez, j’yconsens, mais servez-vous encore du talent devos subalternes , encouragez-les , ils se perfec-tionneront par vos leçons et vos exemples , etla reconnaissance les portera à reconnaître d’eux-mêmes la supériorité d’un chef bon et modeste*La jactance et la présomption ne sont pas despreuves du mérite, c’est aux actions à en rendretémoignage. Quel est l’homme qui se jugeraitlui -même avec impartialité ? Il faut donc s’enrapporter au jugement de l’armée, et je le croistoujours juste. Il y aurait de la folie à prétendrecommander le respect et l’amour quand votreconduite est faible, irrégulière et oppressive.L’orgueil est morose et dédaigneux, la vanitéest loquace et indiscrète : ces deux défauts ontune source commune, la trop haute idée de soi-même , jointe au mépris pour les autres ; et tousdeux sont également nuisibles , odieux , et faitspour être évités dans toutes les situations de lavie, mais sur-tout dans les places qui nous mettentà la tête des autres hommes.
L’envie et la jalousie forment le caractère desâmes basses et sans mérite : quand de telles gensont l’ambition des grands commandemens ,comme ils ne peuvent rien produire d’eux-mêmesqui soit digne d’estime, et qui puisse leurconcilier les suffrages des hommes, ils ne cessentde çomplottercontre ceux qui ont véritablement