218 du Gouvernementprovinces en un seul Empire, et comme dansune seule masse politique ; mais il les laisse sé-parés comme des pays tributaires, dont leschefs, sous différens noms, gouvernent avec uirpouvoir absolu, à la charge d’une espèce d’hom-ïnage , et d’un tribut fixe.
Ea situation de ce Pacha est précaire ; ainsiil ne s’embarrasse guère des intérêts de sa pro-vince , ni du bonheur des sujets ; tout l’objet deson administration est de s’enrichir pour payerdes protections à la cour, et souvent il est trompédans ses mesures : les cris de la province percentjusqu’au trône -, pour appaiser le tumulte, onsacrifie le coupable, et on se saisit de ses dé-pouilles 5 son trésor est souvent son plus grandcrime.
Il résulte toujours des conquêtes une sorted’administration qui ressemble à notre gouver-nement féodal. Les nababs de l’Inde , les tima-riots de Turquie , les barons et les comtes denotre Europe , tout cela est la même chose ; c’estun ordre hiérarchique de conquérans répandusdans le pays, qui d’abord ont été amovibles à lavolonté du prince , comme cela se pratique en-core en Turquie ; mais ensuite ils sont devenushéréditaires par tout le reste de l’Europe . Dansl’état actuel des choses , les souverains font desacquisitions, ils ne font plus de conquêtes.
Pour faire des conquêtes, et pour les conser-