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nemis la longue et Jieureuse résistance qu’il lit^dans la guerre de la Succession : la défection du.premier des alliés rendit infructueux les succèsde dix campagnes. Les longueurs et les timiditésde la Hollande, et les défauts qui tiennent à lanature d’une année combinée, opposée a unearmée royale, auraient suffi seuls pour déter-miner le sort qu’eut cette guerre, même sansl’inégale capacité des Généraux .
Le talent supérieur d’un Chef peut donnerde la force et de l’ensemble à une armée demercenaires tirés de différentes nations, commenous voyons que lit Annibal ; mais rien ne peutconserver pendant long-tems ces deux qualitésdans une armée combinée, dont les contingenssont à-peu-près égaux,sur-tout si les événemenssont malheureux.
Il est rare que les alliés s’accordent parfai-tement sur tous les points qui se rencontrentdans une guerre longue et étendue. Quand ona en tête une telle armée, il faut tirer les chosesen longueur, semer des insinuations, tenter deséduire et de diviser : quelqu’un des alliés fa-tigué ou mécontent, finira par se laisser aller $ou bien il faut attaquer vivement les possessionsd un des alliés, cela causera une jmissante di-version j il en résultera de la mésintelligenceentr’eux, et bientôt la désunion totale.
Il serait dangereux d’attaquer une telle armée