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Attaque
s>e retirer ; le moindre retard, la moindre né-gligence de sa part vous donnera le teins del’attaquer avec avantage ; et si vous agissez avecvigueur, vous pouvez le défaire entièrement,sur-tout s’il a pris la précaution qu’on regardeordinairement comme si sûre, et qu’on posecomme un principe , d’appuyer ses flancs àune rivière, ou à un marais, à un précipice,etc.Pour moi je crois cette méthode très - dange-reuse, parce que si l’ennemi vient se poster survotre autre aile, il vous oblige à lui faire face,laissant le précipice derrière vous 5 et s’il vousattaque vivement , vous ne pouvez évitervotre perte totale. Je suis donc d’avis, contrel’opinion générale , que vos flancs doivent s’ap-puyer d’eux-mêmes, et tirer leur force de leurpropre constitution et de l’arrangement destroupes : et il est plus facile encore de leurdonner cette consistance , que do trouver cespositions si précaires , et à mon gré si dan-gereuses.
Si au lieu d’attaquer l’ennemi sur son flancet sur sa ligne d’opération, vous vous présen-tez sur son front, il est clair qu’au cas que lepays soit couvert et avantageux pour lui, quel-que supériorité que vous ayez, vous ne retrou-verez dans toute la campagne aucune occasionde l’attaquer avec avantage, et ainsi vous nepourrez avoir aucune action générale et décisive,