3c>4 des Frontières'
des Princes et des Ministres, les résolutions àprendre sur les plans de la guerre offensive etdéfensive ; c’est aux Généraux à savoir se con-duire d’après ces déterminations.
La principale force d’une frontière, je l’aidéjà dit, consiste dans les obstacles naturels quel’ennemi trouve à son approche pour l’attaque.Il y en a de bien des sortes, ce sont des mon-tagnes, des ileuves, des bois, des défilés, etc.Le genre de culture d’un pays, et la mesure desa fertilité, entrent aussi pour beaucoup dansla considération des obstacles et des facilités.
La force relative d’une ligne frontière dépendde la distance où elle est de la Capitale, et desplaces de guerre où sont établis les magasinsde l’armée qui doit la défendre, ainsi que del’éloignement où l’ennemi peut placer les siens $ce qui établit la longueur de la ligne d’opéra^tion pour l’un et pour l’autre. Suivant que cetteligne d’opération est plus ou moins longue, lesopérations de la guerre sont plus ou moins diffi-ciles : de sorte, je crois, qu’on peut établircomme un axiome que, à force et à mérite égalentre les Armées et les Généraux , celui qui agitsur la ligne la plus courte, doit, par cette seulecirconstance, avoir à la longue tout l’avantage,parce qu’étant plus près de ses dépôts, il peutentrer en compagne le premier, agir avec plusde vigueur et d’acliv.té, et pendant plus long-temps