de la Russie en Ecaori. 347étendue de pays que nous supposons, vous nepourriez vous y maintenir, à moins que vousn’eussiez quelque forte place qui vous permîtde séparer vos troupes pour les quartiersd’hiver.
Quand la flotte combinée parut sur nos côtes,le peuple anglais , qui 11’a pas coutume de voirl’ennemi si près de ses loyers, parut très-alarmé : je crus que dans ces circonstances ilétait de mon devoir d’examiner quelles pour-raient être toutes les suites d’une descente, etd’en calculer les moyens de défense. Je déter-minai donc, et je fixai les lignes d’opérationsur lesquelles un ennemi pourrait agir , etles différentes positions qu’une armée anglaisedevrait prendre pour empêcher l’ennemi d’a-vancer dans le pays, et l’arrêter dans les postesqu’il aurait pris en abordant. D’après toutes cesconsidérations, en ne jugeant de la chose quesous un point de vue militaire, j’ai souventsouhaité que l’ennemi formât cette entreprise :il apprendrait une bonne fois à ses dépens com-bien c’est un projet dangereux et ridicule, etla nation serait à jamais délivrée de touLe crainteà cet égard (j).