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B E l ’ A M É R I Q U E.toute la campagne , et pendant vingt autres , sila guerre durait ce tems, sans pouvoir parve-nir à attirer l’ennemi à une bataille générale ,ce qui est cependant le premier principe de laguerre offensive, et sans pouvoir vous fixeravec assurance sur aucun point donné. Aprèsbien des pertes et des embarras, il faut retour-ner à New-York , et puis recommencer, ettoujours ainsi, à moins que l’un des deux en-nemis entièrement épuisé, n'abandonne la par-tie , faute de moyens de la soutenir.
Ce que je dis de New-York , est égalementapplicable à tous les points d’attaque depuisBoston jusqu’à la Géorgie , et même à toutesles côtes de mer qui sont au monde. Si votreennemi est en état de tenir la campagne, si lepays est ouvert, étendu, et dépourvu de for-teresses , que vous puissiez occuper à portée durivage et du port, vous ne pouvez jamais réussirdans votre guerre. L’Histoire de tous les tems,les relations de toutes les expéditions militaires,-et l’exemple de six campagnes malheureuses,que nous avons faites en Amérique , confirmentla vérité de mes principes.
Cependant, vu la position singulière de cepays, nous trouvant maîtres du Canada , etayant en notre faveur la supériorité de notremarine et l’activité du ministère Britannique ,je crois que malgré la longueur de notre ligne
d'opération