8 ESSAI HISTORIQUE
armés à la légère ; et si quelque corps résistait en-core , elle achevait la victoire.
La cavalerie n’étant pas le but de cet ouvrage,nous n’avons fait que désigner légèrement sa place or-dinaire dans les armées grecques. Nous observeronsque n’étant pas nombreuse chez les peuples du Pé-loponèse peu abondant en fourrages, elle était arméede toutes pièces, et les chevaux même bardés de fer.La cavalerie légère qu’ils employaient était ordinai-rement étrangère. Cette ordonnance eut des varia-tions plus ou moins sensibles dans les différens âges,chez les différens états de la Grèce , et suivant legénie de leurs généraux.
Philippe, qui avait fait son apprentissage militairesous Epaminondas , fixa la phalange chez les Macé-doniens , et son fils Alexandre la perfectionna. C’estdans les guerres de ce grand conquérant que l’onvoit la tactique des Grecs portée au plus haut pointde perfection. Personne ne sut tirer un meilleurparti du génie des différentes armes que ce monarque.On les voit toutes employées avec succès dans sescombats, et notamment à la bataille d’Arbelles; cha-cune y joua un rôle conforme à son institution ; etl’infanterie légère eut une grande influence dans lessuccès de cette journée.
Alexandre, en attaquant la vaste monarchie desPerses avec une armée tout au plus de cinquantemille hommes, avait calculé toutes les chances quisont en faveur d’un corps bien ordonné, brave et dis-cipliné, contre une multitude de nations sans ordon-