SUR L’INFANTERIE LEGERE. y
Pendant l’action principale et le choc de la phalange,les armés à la légère , établis derrière sur huit filesde hauteur, lançaient sur l’ennemi des flèches , destraits , des pierres, qui passaient par-dessus les pha-langes. Cet ordre-là donnait au corps de bataille uneprofondeur de 24 hommes.
Comme le nombre des armés à la légère (1) sur-passait ordinairement celui des phalanges , on lesentremêlait souvent avec la cavalerie qui était auxailes ; l’on en garnissait aussi les hauteurs , ou autreslieux propres à protéger les flancs de l’armée.
Les peltastes tenaient l’intermédiaire entre la pha-lange , qui était trop massive et embarrassée de sonarmure pour les mouvements rapides, et les gens detrait, qui n'avaient pasTissez de consistance pour ré-sister à une attaque ou en former une. Cette troupeavait, dans les armées des Grecs, plusieurs rôles denotre infanterie légère; elle précédait la phalangedans les marches, faisait la tête de colonne, allait àla découverte avec la cavalerie, et était particulière-ment nécessaire aux coups de main.
Dans les batailles, elle était sur les ailes de la pha-lange , pour prendre en flanc le corps que celle-ciattaquait, ou derrière la cavalerie pour la soutenir ;elle se lançait à la poursuite de l’ennemi avec les
(1) A la bataille de Platée, l’armée des Grecs confédéréscontre les Persans était de no,ooo hommes, dont il y avait69,500 armés à la légère.