SÜR L’INFANTERIE LÉGÈRE. i?
Il mit les manipules des princes et des triaireâen colonne derrière les hastaires , laissant néanmoinsdes intervalles entre elles* Les vélites ne furent pasplacés, Comme à l’ordinaire, sur le front de l'infan-terie , mais distribués dans les intervalles de cescolonnes, à la hauteur des hastaires, afin de mas-quer ses nouvelles dispositions. Ces vélites devaientpartir de là cl fondre lout-à-coup sur les éléphants,aussitôt qu’ils les verraient avancer, pour les fairerebrousser , ou les faire enfiler l’espace entre lescolonnes et les conduire en arrière.
La cavalerie romaine, sous les ordres de Lélius,ami de Scipion , forma l’aile gauche ; la cavalerienumide, sous ceux de Massinissa , forma la droite.
Annibal forma trois lignes pleines de son infan-terie. La première était composée de troupes irré-gulières, d’étrangers qui n’avaient, dit Polybe , ni lapique ni l’épée : c’était peut-être ce que les auteursnomment souvent les vélites carthaginois ; la se-conde , des troupes carthaginoises nouvellementlevées; la troisième, des vieux soldats qu’il avaitramenés d’Italie . Celte ligne était aussi forte queles deux autres, et l’habile général fondait l’espé-rance du succès sur ces vieilles phalanges; car le9Carthaginois avaient adopté l’ordonnance grecque.
La cavalerie, composée de Numides et de Cartha-ginois , était aux ailes, et sur le front de l'arméeho éléphants. Les Numides, de part et d’autrecommencèrent à escarmoucher avant le signaldonné : les éléphants s’étant avancés 5 les vélites