SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. *3
Afrique à la bataille de Tapsus. Auguste ayant recueillipar la force de son génie politique , l’héritage quele génie militaire de César lui avait préparé , fixa Tlorsqu’il eut donné la paix au monde , la composi-tion des armées telle qu'il l’avait trouvée établie parun aussi bon maître.
La tactique romaine put encore conserver de1 éclat sous quelques empereurs, mais elle ne pouvaitplus acquérir; elle dut décroître et périr avec l’em-pire. Au reste . ce fut moins l’oubli des principes dela tactique qui amena le déshoneur des armées ro-maines , que la dégénération de la discipline et ducourage causé par l’absence de tout esprit publicdans les soldats. N’avaient-ils pas perdu l’amour dela patrie ?... Que dis-je ? dans ce vaste empire oùles nationaux, les étrangers, les vainqueurs et lesvaincus étaient confondus et courbés sous la mêmeverge , le soldat, recruté dans cette réunion de na-tions dont Rome était la capitale , pouvait-il encoreêtre considéré comme Romain? Existait il même en-core des Romains , lorsque Constantin ayant trans-féré le siège de l’empire à Byzance , Rome ne fut plusmême capitale de l’Italie ? Aerien etVégcce, qui ontécrit sur l’art militaire du temps des empereurs, noustracent encore avec précision les principes de l’or-donnance légionnaire. Ainsi ce n’était pas par défautde lactique que les Romains ne résistaient plus à cesnuées de cavalerie qui faisaient la principale forcedes Huns, des Scythes , des Alains et autres nationsbarbares qui inondaient l’empire. Les soldats avaient