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SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE,ni ces machines de guerre , ni les feux grégeois quel’on inventa, ni la politique astucieuse des empe-reurs , ne purent sauver l’empire de la ruine que luipréparait la puissance des Turcs.
Tactique des temps modernes.
Des peuples jusqu’alors inconnus, dans l’état debarbarie et presque sauvages , opposèrent les pre-mières barrières à l’ambition de Romains. A l’orient,ces Parthes , descendants des anciens Scythes, détrui-sirent souvent des armées romaines. Montés sur deschevaux, dont les arabes actuels sont sans douteles descendants, armés d'arcs, qu’eux seuls pou-vaient faire fléchir , et dont ils décochaient lesflèches, même en fuyant, avec une force et uneadresse sans égale, ils enveloppèrent les légions queCrassus avait imprudemment conduites dans lesvastes plaines de la Mésopotamie ; et ni la bravoure,ni la tactique , ni les armes défensives des légionsromaines, ne purent les préserver d’une destructiontotale. Environnés de toutes parts , les soldats nepouvaient sortir de leur rang sans une perte certaine.Se serraient-ils en bataillon carré ? une grêle deflèches pleuvait sur leurs boucliers, y clouait leursbras, et fixait souvent leurs pieds à la terre.
Ainsi Crassus , après avoir vu périr son fils , quis’était imprudemment détaché du corps principal ,ne pouvant lui-même, avec son corps de bataille,avancer ni se retirer , fut obligé de fléchir sous un