SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 3i
ment exista aussi dans les troupes. L’infanterie ,composée des serfs que les seigneurs traînaient àleur suite, ne compta pour rien dans les armées ;et ce n’est pas dans la confusion des bannières féo-dales que nous chercherons à extraire ce qui pour-rait s’appliquer à notre arme.
Hugues Capel, le plus puissant des feudataires,choisi par les autres grands vassaux de la couronnepour monter sur un troue dont les descendants deCharlemagne ne leur paraissaient plus dignes, con-firma, dans leur famille , non-seulement 1 héréditédes fiefs , qui , dans le principe, n’étaient que desbénéfices militaires à vie, mais encore tous les au-tres droits de souveraineté que ces grands vassauxavaient usurpés , ou s’étaient fait concéder sous lesderniers règnes de faiblesse et d’anarchie. Ce futsous les premiers rois de cette race que le gouver-nement féodal pesa sur les peuples dans toute saforce. Si quelque chose put adoucir la rigueur durégime tyrannique de tous ces petits suzerains, ce futl’institution de cette célèbre milice, connue sous lenom de chevalerie. Nous l’avons dit, il n’y avait quela noblesse qui comptât dans les armées. Cette no-blesse , armée de pied en cap , montée sur de grandschevaux bardés de fer, se rangeait sous les diffé-rentes bannières des grands suzerains dont leursfiefs relevaient. Il ne fallait qu’être de race noble,et avoir prouvé son courage dans de grandes occa-sions , pour être créé simple chevalier ; on n’étaitchevalier banneret qu’autant que l’on pouvait réunir