SUR L’INFANTERIE LEGERE. 33
Contre celle des Sarrasins, à qui ’üsqu’alors rienn’avait pu résister. Outre les compagnies des hommesd’armes qui relevaient de leurs grands fiefs, les sei-gneurs bannerets conduisaient encore souvent d’au-tres compagnies, que les rois levaient à leurs dépens.On voyait même souvent de pareils compagnies con-fiées à de simples chevaliers que leurs laits d’armesavaient illustrés.
. Les règnes désastreux de Jean II et de Charles VI amenèrent du désordre et de la confusion dans lesarmées françaises ; tout ce qui s’y présenta fut bienreçu ; toutes les compagnies de gens d’armes, qu’unchevalier pouvait rassembler, ou parmi ses vassaux,ou parmi ses amis, ou même parmi des aventuriers,furent agréées dans les besoins de l’état ; mais Char les VII ayant reconquis son royaume sur les Anglais ,profita de la trêve qu’il fit avec eux, pour remédieraux désordres de tant de gens de guerre , qui deve-naient un fléau pour l’intérieur. Il créa un certainnombre de compagnies d’ordonnance , qui, com-posées de ioo hommes d’armes avec leurs archers,devaient former des corps de 6 à 700 chevaux cha-cun , et réserva les levées féodales pour l’arrière-ban.Depuis ce lemps-là, le titre de chevalier ne fut plusqu’un témoignage honorable de bravoure , et nedonna aucun commandement ; mais il n'en fut pasmoins ambitionné : ainsi l’on vit François I er . sefaire armer chevalier, après la journée de Marignan,'par le fameux chevalier Bayard ; ainsi Montluc, capi-
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