SCR L’INFANTERIE LEGERE. 3g
çais. Les batailles étaient rares ; il fallait recevoirpermission de la cour pour les donner. Montluc ,envoyé par le duc d’Enghien à la cour de Fran çois I er ., le décida à permettre celle de Cérisoles. Onle voit, à cette affaire , commander toute l’arque-Luserie qui était placée , comme troupes légères ,sur des coteaux et à un petit bois en avant, et surles ailes de bataille , tandis que les Suisses et autreslanciers qui décidèrent le gain de cette journée ,tenaient le centre de cette bataille (0,
Les sciences avaient enfin quitté l’obscurité descloîtres pour pénétrer parmi les grands; les guer-riers commençaient à interroger l'histoire pour entirer des leçons de guerre. François I er ., le protec-teur des lettres , rechercha chez les Romains desprincipes de tactique , et voulut appliquer leur or-donnance légionnaire à ses troupes d’infanterie ; c’estpourquoi il ordonna que toutes les compagnies( que chaque capitaine levait isolément ) se rassem-blassent en légions sous les noms des provinces oùelles étaient levées.
(i) Cette infanterie légère aurait rendu de meilleurs servicesà cette bataille, si Montluc se fût employé à la rallier, quandelle était chargée par les Espagnols, et l’eût portée sur leurflanc, qu’elle aurait lardé de coups d’arquebuse, au lieud’aller, par une vaine bravade, faiie le coup de pique,comme un simple soldat, avec la phalange suisse . C’est unreproche qui lui fut fait par ses contemporains, suivant çcmême Brantôme que je viens de citer.