4 °
ESSAI HISTORIQUE
Mais ce réglement, mal exécuté <lès le principe ,ne le fut que pendant deux ans ; les guerres mal-heureuses de ce prince l’empêchèrent d’en surveil-ler l’exécution. Sur la fin de son règne , et au com-mencement de celui de son successeur , les com-pagnies continuèrent à être isolées sous les différentscapitaines qui les avaient levées ; ces capitaines rece-vaient l’ordre, dans les camps, d’un colonel-générald’infanterie., ou , en son absence , d'un officier supé-rieur établi par le général d’armée , qui prenait letitre de mesLre-dc-camp. Avant ces charges, on avaitconnu celle de grand-maître des arbalétriers , quinon-seulement avait sous sa dépendance tous lesarchers et arbalétriers , mais aussi les catapultes,les balisles et tous autres engins nécessaires auxsièges avant l’invention de la poudre. On comptait,du témps de Monlluc , l’infanterie par enseignes ,parce que chaque compagnie, qui était ordinaire-ment de 3 oo à 4.00 hommes, avait un drapeau. Pourl’ordinaire, ces compagnies étaient armées moitiéd’arquebuses et moitié de piques, mais quelques-unesn’avaient que des arquebuses et l’épée. Les Suisses ,les Allemands , et une partie des Espagnols , quidans ce tcms-là étaient dans les beaux jours de leurgloire militaire, continuèrent de se servir assez habi-tuellement de la pique. Cependant Henri II , aprèsla bataille de St-Quenlirv, où son infanterie éprouvaun grand échec, sentit le besoin de la réorganiser ,et il ordonna que les compagnies réunies par iaformeraient des légions nouvelles. Ces légions j ainsi