SÜR L’INFANTERIE LEGERE. 67
et le maréchal de Saxe entra parfaitement dans légénie de la nation , en faisant dépendre le gain desbatailles de Rocoux et de Laufcld, de l’attaque de cesvillages.
Outre les Grassins, il y eut dans l’armée du maré-chal plusieurs petits corps de troupes légères à piedet à cheval, tels que ceux de la Morlière, des Canta-bres, des Gantes, des Guesreich, les volontaires bre-tons et de Beausobre . Fischer y commença sa car-rière , et il avait une compagnie franche dans lesdernières campagnes. Mais je ne vois pas d’infanterielégère dans les autres armées. A celle du Rhin , Coi-gny n’opposa aux pandours que des grenadiers ; iln’y avait dans l'armée impériale, alors réunie à celléde France , que deux ou trois compagnies franchesà pied.
Ijes armées combinées de France et d’Espagne ,sous les ordres du prince de Conti, et de l’infantdon Philippe, en pénétrant dans le Piémont à tra-vers les Alpes , n’avaient pour toute infanterie lé-gère, dans un pays où elle est si nécessaire, qu’unou deux bataillons de fusilliers des montagnes que lesEspagnols avaient tirés de leurs frontières des Pyré nées , à la défense desquelles ils emploient très-uti-lement les montagnards : ils les appellent los rnigno-nes; mais ils sont plus connus sous le nom de Mi-quelets (j ). Vêtus à peu près à l’espagnole, avec une