68 ESSAI HISTORIQUE
toque béarnaise et des chaussures de cordes, armésd’escopeltes, de petits sabres, et de pistolets à laceinture, ils excitèrent d’abord l’attention des géné-raux français , et surent l’entretenir par leurs servi-ces. J’ai remarqué, même dans cette campagne,que les Français ne savaient pas alors attaqueren tirailleurs. Lors de l’attaque de Mont-Dauphin ,les brigades de Poitou et de Provence , qui devaientmarcher à la droite du brave Chevcrt, chargé d’atta-quer de fi'ont ce poste retranché, avec un détache-ment de grenadiers, ne purent tenir leur direction ,à cause de la pente du terrain, se rejetèrent dans la.vallée, et ne firent qu’une colonne avec lui, au lieude s’étendre en tirailleurs pour couronner et cernerce point d’attaque ; de manière que l’ennemi ne futd’abord attaqué qu’en face ; et il fallut, pour le suc-cès de cette attaque, que l’on regardait commemanquée, puisque l’on ayait fait battre la retraite ,que le régiment de Salis , qui avait une autre desti-nation , vint, par le mouvement spontané de sonchef, prendre les Piémonlajs en flanc ; ce qui dégar-
nom d’un nommé Michel, qui se rendit fameux à la tête deleurs bandes. Ils étaient déjà connus sous cette dénomination dutemps de Louis XIV . Voici comme Bussi-Rabutin en parledans ses Mémoires : « C’est une espèce de bandits, qui, sans» l’aveu de personne , font la guerre pour un parti qu’ils» affectionnent , une autre fois contre. » Effectivement, danstoutes nos campagnes en Catalogne , il y a eu des Miqueletsespagnols et français .