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Essai sur l'infanterie légère, ou traité des petites opérations de la guerre, à l'usage des jeunes officiers ... / par ... Duhesme
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73 ESSAI HISTORIQUE

Guillaume était à Frédéric ce que Philippe fut àAlexandre. A la vérité, il navait pas agrandi sesétats par des conquêtes comme Philippe; mais illes avait réellement augmentés en revenus et enpopulation , ce qui vaut souvent davantage.

Frédéric trouva , en montant sur le trône, delârgent, et une armée qui semblait avoir été pré-parée pour ses grands desseins, comme celle dePhilippe pour les conquêtes dAlexandre.

Il débuta par la bataille de Molvitz, qui lui assurala conquête de la Silésie , il avait pénétré par unecampagne dhiver. Au défaut de lexpérience , ildéploya la théorie des meilleurs ordres de batailleconnus. Ainsi son infanterie, rangée sur deuxlignes , tint le centre, sa cavalerie fut placée auxailes; mais comme elle était disproportionnée aveccelle des Autrichiens , il ia fit soutenir , à lexemplede Gustave-Adolphe et de César, par de linfanteriedélite, quil plaça entre ses dèux lignes. Malgrécette précaution, sa cavalerie de droite fut battue;mais la fermeté et le feu roulant de son infanterierétablirent les affaires. Deux bataillons , qui na-vaient pu trouver place dans l'a première ligne delinfanterie, avaient été placés en potence sur leflanc droit, et le garantissaient. Cette infanterie,ainsi formée , résista pendant plus de cinq heures,non-seulement aux charges réitérées.de la cavalerievictorieuse, mais à linfanterie autrichienne quiétait venue lattaquer de front en même temps;et apres lavoir repoussée avec une grande perte,