SUR L’INFANTERIE LEGERE.
95
J’ai dit que les généraux de ce temps ne savaientpas défendre une position ; par conséquent les Au-trichiens ne nous attaquaient jamais sans succès.On employait tout ce que l’on avait de troupes pourreprendre un Lois ou un village important ; de nou-veaux renforts s’y présentaient; et la retraite étaitdécidée sans retour. Ainsi l’ennemi débloqua sanspeine Chatleroi , dont nous voulions faire le siège.A la gauche de cette année, les entreprises qui eu-rent lieu dans la West-Flandre furent couronnéespâr de brillants succès, parce que Moreau et Mac-donald, qui avaient la plus grande influence dansla direction des opérations, et qui commandaientles principales divisions, savaient ménager les ti-railleurs , réserver leurs efforts pour les momentsdécisifs, et les soutenir par de l’infanterie en massequ’ils s’appliquaient déjà à rendre manœuvrièrevAinsi le plan que le comité de salut public avaitconçu, de déborder l’armée autrichienne si forte-ment établie à notre centre par lès quatre villes fortesqu’elle avait prises, et la forêt de Mormalles qu’elleavait retranchée , recevait son exécution de ce côté ;mais la droite , malgré ses efforts réitérés , n’obte-nait point de succès. Il fallut que le général Jourdan,qui commandait l’armée de la Moselle , marchât àson secours. Ce général vint, avec toute son armée,renforcer et prendre le commandement de ces troupesmalheureuses, avec lesquelles il opéra sa jonction au-dessous de Charleroi . 11 se fit alors une réforme utileet nécessaire ; on renvoya sur les derrières les géné-