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raux qui, sans génie militaire et sans aptitude, nésavaient pas tirer de leurs revers les leçons de l’ex-périence , et l’on ne conserva que ceux qui avaientmontré ou des talents militaires, ou des moyensd’en acquérir. On posa donc dès-lors quelques prin-cipes de tactique. Les Kléber, les Marceau, lesLefebvre , ses lieutenants , surent donner de la con-sistance aux corps d'armée qu’ils commandèrent ; et,tandis que l’infanterie légère , placée en avant dansdes postes avantageux , couvrait le corps d’armée ,l’infanterie de ligne, campée en ordre de bataille .hérissait de retranchements la plaine trop favorableà la formidable cavalerie autrichienne.
Si des dispositions si sages furent trompées d’abordà la journée du 2b prairial, ce fut parce que le tempsavait manqué pour les achever ; mais elles furent en-suite couronnées par la victoire à jamais célèbre deLleurus. Cette bataille, et la prise de Charleroi ,nous établirent enfin sur le flanc gauche des Autri-chiens , et nous rendirent maîtres des opérationspour toute la campagne ; et tandis que l’armée duNord , après les sièges et les batailles qui lui avaientdonne la West-Flandre, préparait la conquête de laHollande, par la prise des places fortes qui en dé-fendent l’approche, celle de Sambre-et-Meuse atten-dait devant Maëstricht que le corps, qui sous sa pro-tection faisait le siège des cinq villes du Hainaut , eûtforcé les Autrichiens à les rendre à la France . Dansla marche et les affaires qui eurent lieu pour s’avan-cer de la Sambre sur la Meuse , l’instruction de l’in-