ua ESSAI HISTORIQL'Ë
sant à Férino , qui commandait les deux divisions dflgauche, le soin de contenir M. de Latour, il eût,aussitôt après sa victoire, marché avec toutes sestroupes victorieuses réunies, formant plus de 40,000hommes, sur les corps de MM. Nauendorf et Pit-trark, qui étaient au débouché de la vallée de laKinsig et aux sources du Danube . Ces corps, fortstout au plus de 20,000 hommes, auraient été battuset repoussés sur le Necker : en débouchant alors rapi-dement parla vallée de la Kinsig, Moreau serait venuprésenter la bataille au prince Charles qui revenaitde Manheim par le pays de Bade , et qui s’était arrêtésur la Renchcn. Ce prince ne pouvait pas avoir plusde 20,000 hommes avec lui ; il eût été à son tourbattu s’il eût voulu empêcher l’armce de déboucher.Ce mouvement fut figuré, mais avec trop peu detroupes et trop lard, puisqu'on ne repoussa les Au-trichiens de Rotveil et Willingen que le 18 et le 20 ,tandis qu’on pouvait faire ce chemin en trois ou qua-tre journées de marche forcée.
On pourrait dire, pour la défense de Moreau, queceux qui lui tracent les mouvements n’ont pu entrerdans le secret de ses munitions et de ses subsistances{sujets d’obstacles trop ordinaires aux grands mou-vements ). Et l’on ne peut dissimuler qu’à cetégard il devait être embarrassé par l’insurrectionpresque générale des paysans de la Souahc et par1 interruption de ses communications que les partisautrichiens , aidés de ces paysans , inquiétaient sanscesse. Mais disons-en la véritable raison. On n’avait