SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. n5
bals de la part du soldat. Sur le midi, ce corps »!fatigue de longue main, pliait et s’abandonnait audégoût : je volai près des soldats, je leur parlai, etleur promis que ce serait le dernier effort que j’exi-gerais d’eux ; que s’ils parvenaient à tenir leurs avant-postes jusqu’à la nuit, ils seraient les premiers à re-passer le Rhin , et qu’ils auraient en France les meil-leurs cantonnements. Us marchèrent alors avec unnouveau courage , repoussèrent l’ennemi qui avaitgagné du terrain, et le tinrent constamment éloignéde notre ligne de bataille , au point que, sur le soir,j’avais neuf bataillons qui n’avaient pas tiré un coupde fusil, et qui étaient disponibles pour un effort.Les attaques sur Kandern furent pareillement re-poussées , et la 3 e . demi-brigade d’infanterie légèrey contribua beaucoup par sa valeur, en reprenantsans cesse un bois assez fourré qui couvrait la droitede celte position. Malgré cet avantage, Moreau nepouvait rester sur la rive droite ; il repassa le Rhin sur son pont d’Huningue , deux ou trois jours après ,et y laissa des troupes pour en garder la tête. Ilmarcha, avec le reste de son armée , à Strasbourg ,pour être à portée de Kell.
Le général Jourdan , renforcé par des troupes del’armée de Hollande, avait cherché à reprendrel’offensive sur la rive droite du Rhin ; mais de fauxmouvements qui furent faits par la division nou-vellement arrivée, firent échouer son projet ; il futobligé de se borner à conserver son ancienne têtede pont L et à repasser le Rhin . Le général Marceau
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