n4 ESSAI HISTORIQUE
Pendant toute cette route, nos troupes légèresfurent continuellement aux prises avec l’avant-gardeennemie ; elles veillèrent pour l’armée , et leur mar-che fut une continuelle escarmouche où nos tirail-leurs ne perdirent rien de leur supériorité. Je neparlerai de la bataille que nous y gagnâmes, quepour décrire la manière dont noire infanterie légèrese soutint en avant de nos positions. La divisionque je commandais était étendue sur un plateau deScldiengen à Licl , deux débouchés que l’ennemidevait s'efforcer d’occuper. Les hauteurs qui nousfaisaient face étaient garnies de vignes ; elles domi-naient plus particulièrement le chemin qui allait àSchliengen . Je n’avais que la 21 e . légère en avant-poste dans les vignes et les défilés : l'ennemi jeta,peut-être, le triple de tirailleurs, pour la forcer àquitter sa position, sans pouvoir y réussir ; le chefde brigade qui la commandait avait eu soin de for-mer trois petits corps de réserve si bien placés, quetous ses tirailleurs, lorsqu'ils étaient repoussés, reve-naient , et qu’il pouvait les soutenir à propos pourleur faire reprendre l’offensive. Outre cela, il avaitsoin , quand il les voyait fatigués ou épuisés de car-touches , de les envoyer relever ; ce renfort faisaitavec eux un effort commun pour reprendre la ligne.Alors les officiers avaient attention de ramener aubataillon les anciens tirailleurs qui se reposaient et segarnissaient de munitions pour retourner de nou-veau. Un exemple fera voir combien la bonne vo-lonté et l’intelligence sont précieuses dans ces com-