nS ESSAI HISTORIQUE
force celle des Piémontais à se réfugier sur Turin 7dont le monarque se trouve trop heureux de céderles places que le général français lui désigne, pours’assurer quelques instants de repos, et le temps denégocier une paix séparée. Ainsi les opérations desautres armées n’étaient pas encore commencées, queBonaparte , en six jours , avaient cueilli les fruitsd'une longue campagne.
Trois batailles rangéesdes combats , dont lenombre ne pouvait déjà plus se compter, avaientdésarmé les Piémontais, rejeté les Autrichiens del’autre côté du Pô, assuré sa ligne d’opération parles places importantes de Tortone et de Coni, sajonction avec l’armce des Alpes , et le recrutementfacile de son armée par la cession des passages dumont Cénis, du mont Genève, du col de Tende.
Débarrassé du roi de Sardaigne , dont les princi-pales forteresses garantissaient la fidélité, Bona parte suivit, sans s’arrêter un instant, le projet del’invasion du Milanais. Le général autrichien Beau-lieu , privé de l’alliance des Piémontais , chercha àdéfendre le Pô qui! avait passé à Valence , et se re-trancha derrière ce fleuve, entre la Sesia et leTesin ,supposant que Bonaparte chercherait à le passeraussi à Valence , comme il s’en était réservé la fa-culté par le traité d’armistice avec la cour de Turin .Mais , tandis que cette erreur était entretenue pardes simulacres et des détachements, l’armée défilaittout entière, à marches forcées, par Tortone etVoghera , vers Plaisance , où le passage fut surpris,