SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. u 9
exécuté avec une célérité merveilleuse par une avant-garde de grenadiers , avant que Beaulieu eût pu ras'sembler plusd’une division vers Fombio. où il espéraitencore empêcher l'année française de se déployer :mais toutes ces tentatives furent inutiles. Cette divi-sion autrichienne est forcée , malgré ses retranche-ments , et rejetée vers l’Adda ; une autre qui venaitrenforcer ce poste, et qui, y trouvant les Français, ’les y attaque , est aussi de même repoussée et battue.'Toutes les troupes françaises, après avoir passé lePô , viennent se réunir par plusieurs colonnes devantLodi , dont le pont sur l’Adda fut forcé devant touteune armée rangée en bataille , avec tant d’audace etde bonheur. Beaulieu, rejeté de l’Adda derrière leMincio , se croyait inexpugnable entre les places deMantoue et de Pescaire ; mais il ne put s’y main-tenir : des colonnes portées à Salo et Desinsano,’menacent en même temps Pescaire et la route duTyrol , et le forcent de s’étendre ; on en profile ,et le passage de Borgheto est forcé. Le poursuivre,le contraindre à repasser l’Adige , s’emparer du coursde ce fleuve, menacer le Tyrol, former le blocus etpréparer le siège de Mantoue , soumettre Bologne etla légation romaine, humilier les Anglais dans le portde Livourne , fut un jeu de l’activité inconcevable dece général extraordinaire ; et il annonçait cette se-conde campagne , quand la trêve, qui avait suspendupendant l’hiver les hostilités sur le Rhin , venait àpeine d’expirer.
Tous ces trophées , tous ces glorieux travaux né-