126 ESSAI HISTORIQUE
dessein était de finir son crochet en se portant à VillaNova, sur les derrières et le flanc gauche de Dal-vinzi, tjui devait le croire encore vis-à-vis de lui enavant de Vérone . Mais, soit précaution, soit con-naissance de mouvement, le village d’Arcole, quiétait sur le passage, se trouva garni d’une redoutableinfanterie ; ce village, défendu en outre par la na-ture , arrêta la colonne française. En vain, pour leforcer, le général en chef et ses généraux déployè-rent le génie et cette audace qui électrisent si bienle soldat ; Dalvinzi eut le temps d’y accourir. On sebattit pendant trois jours avec une fureur opiniâtre ,et Bonaparte , pour gagner cette fameuse bataille,dut employer jusqu'aux plus petites ressources (sou-vent les plus décisives ) que la présence d’espritfournit dans la mêlée aux grands généraux. Il étaittemps. Le général français, ne laissant que sa cava-lerie à la poursuite de l’armée battue, qui se retiraitsur Vicence , accourut avec toute son infanterie parVérone , au-devant de Davidovisch qui, venant deforcer le général Vaubois à Rivoli, allait débloquerMantoue ; mais à la vue du vainqueur, il se retira ,et en fut quitte pour perdre une partie de son ar-rière-garde. N’être pas détruit, n’avoir pas perdudes divisions en masse , était un trophée pour lesAutrichiens, quand ils avaient affaire à Bonaparte .Ainsi Dalvinzi, complimenté et encouragé par lacour autrichienne , reçut de nouveaux renforts danslesquels était cette jeunesse de Vienne , dont l’impé-ratrice avait clle r même brodé les drapeaux; et scs